Une épice millénaire, des composés bien identifiés
Le safran est cultivé depuis plus de 3 000 ans. Originaire du Moyen-Orient et d'Asie centrale, il s'est répandu autour du bassin méditerranéen, en Perse, en Inde, puis en Espagne, aujourd'hui l'un des premiers producteurs mondiaux. Longtemps réservé à la cuisine et aux rites culturels, il a progressivement attiré l'attention de la recherche scientifique pour ses composés spécifiques : le safranal, la crocine et la crocétine.
Ces trois molécules sont aujourd'hui les plus étudiées de la plante. Le safranal est responsable de l'arôme caractéristique du safran. La crocine et la crocétine lui donnent sa couleur rouge vif. Ce sont ces mêmes composés qui font l'objet de la majorité des recherches cliniques sur le safran.
Ce que la recherche observe
Le safran est l'une des plantes les plus étudiées en psychiatrie nutritionnelle. Une méta-analyse publiée dans Journal of Affective Disorders (Hausenblas et al., 2013, 5 essais contrôlés randomisés) conclut à une association significative entre la supplémentation en safran et l'amélioration des scores de dépression légère à modérée, comparable aux résultats obtenus avec certains antidépresseurs à faible dose dans les mêmes populations.1 Ces résultats sont observationnels et ne constituent pas une allégation validée par l'EFSA.
D'autres travaux ont exploré le rôle du safranal et de la crocine sur la qualité du sommeil et la gestion du stress perçu. Une étude clinique (Lopresti et al., 2019, 128 adultes) observe une réduction du stress perçu et une amélioration de la qualité du sommeil après 8 semaines de supplémentation en extrait de safran standardisé.2 Ces associations sont issues de la recherche clinique.
Les mécanismes étudiés impliquent notamment la modulation de la recapture de la sérotonine et de la dopamine par le safranal, ainsi que les propriétés antioxydantes de la crocine sur le système nerveux central. Ces pistes sont documentées dans la littérature sans avoir abouti à une allégation de santé européenne à ce jour.
À noter
La majorité des études cliniques sur le safran utilisent des extraits standardisés entre 28 et 30 mg par jour. Notre extrait apporte 30 mg par gélule, dans les proportions utilisées dans ces recherches.
1 Hausenblas H.A. et al. Saffron (Crocus sativus L.) and major depressive disorder: a meta-analysis of randomized clinical trials. J Integr Med. 2013;11(6):377–383.
2 Lopresti A.L. et al. Affron, a standardised extract from saffron (Crocus sativus L.) for the treatment of youth anxiety and depressive symptoms. J Affect Disord. 2019;232:349–357.