Publié le 11 août 2026
SOPK ou SMOP : symptômes, alimentation et micronutrition
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), désormais appelé syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP), est un trouble hormonal fréquent chez les femmes en âge de procréer.
Mais que recouvre réellement ce syndrome ? Quels sont ses symptômes, comment est-il diagnostiqué et quelle place peuvent avoir l'alimentation, l'hygiène de vie et certains micronutriments ? Dans cet article, nous faisons le point sur ce que l'on sait aujourd'hui du SOPK/SMOP.
À retenir
- Le SOPK est plus qu'un problème ovarien : le nouveau nom SMOP reflète ses dimensions métaboliques et endocriniennes.
- Les symptômes sont très variables d'une femme à l'autre (cycles, hyperandrogénie, acné, pilosité, fertilité).
- L'alimentation et l'activité physique font partie d'une prise en charge globale.
- Certains micronutriments sont étudiés, mais aucun complément ne constitue à lui seul un traitement du SOPK.
Sommaire
- Qu'est-ce que le SOPK ?
- SOPK, SMOP : pourquoi le nom a-t-il changé ?
- Quels sont les principaux symptômes ?
- Existe-t-il différents profils de SOPK ou de SMOP ?
- SOPK et résistance à l'insuline
- SOPK et microbiote intestinal
- Quelle alimentation adopter ?
- Activité physique et SOPK
- SOPK et stress
- Quelle place pour la micronutrition ?
- Quels compléments alimentaires ?
- Les questions fréquentes sur le SOPK
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Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), désormais appelé syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP), est le trouble hormonal le plus fréquent chez les femmes en âge de procréer. Selon l'INSERM (2019), il concerne environ 1 femme sur 10 en France et constitue la première cause d'infertilité d'origine ovulatoire chez la femme jeune.
Or, il ne s'agit pas simplement d'un problème lié aux ovaires comme on pourrait le penser : le SOPK/SMOP est un trouble complexe aux dimensions hormonale et métabolique, qui peut notamment être associé à des cycles irréguliers, des troubles de l'ovulation, des difficultés à concevoir, une pilosité excessive, de l'acné ou une perte de cheveux.
Il est également associé à un risque plus élevé de complications métaboliques et cardiovasculaires, notamment l'insulino-résistance, le diabète de type 2 et l'hypertension artérielle.
SOPK, SMOP : pourquoi le nom a-t-il changé ?
Le SOPK, ou syndrome des ovaires polykystiques, est désormais désigné par une nouvelle terminologie internationale mettant davantage en avant ses dimensions métaboliques et endocriniennes. En adoptant le nouveau nom, soit syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP) en français, l'objectif est de ne plus réduire le syndrome à une problématique exclusivement ovarienne.
Pourquoi ? Parce que le SOPK ne se manifeste pas uniquement par des anomalies du cycle ou de l'ovulation. Il peut également être associé à :
- une hyperandrogénie,
- des perturbations métaboliques,
- des manifestations dermatologiques ou psychologiques.
Autre source de confusion : malgré son nom, le SOPK ne correspond pas simplement à la présence de kystes sur les ovaires. L'échographie peut notamment mettre en évidence de nombreux follicules immatures, selon les critères utilisés pour le diagnostic.
À retenir
- SOPK et SMOP désignent le même syndrome, ce n'est qu'un changement de nom.
- SMOP est la nouvelle dénomination officielle.
- SOPK reste le terme le plus utilisé aujourd'hui, notamment dans la littérature médicale existante.
- Son adoption sera progressive, car la nouvelle dénomination est très récente.
Quels sont les principaux symptômes du SOPK ?
Les manifestations du SOPK sont très variables d'une femme à l'autre. Les plus fréquentes sont notamment :
- des cycles menstruels irréguliers ou espacés ;
- une ovulation irrégulière ou absente ;
- une pilosité excessive sur le visage ou le corps (hirsutisme) ;
- de l'acné ;
- une perte de cheveux de type alopécie androgénétique ;
- des difficultés à concevoir, notamment en raison de troubles de l'ovulation.
Mais tous ces symptômes ne sont pas nécessaires pour avoir un SOPK.
Comment le SOPK est-il diagnostiqué ?
Chez l'adulte, le diagnostic repose généralement sur les critères de Rotterdam. Après avoir exclu d'autres causes possibles, le diagnostic est posé lorsqu'au moins 2 des 3 critères suivants sont présents :
- Une ovulation irrégulière ou absente, qui peut notamment se traduire par des cycles menstruels irréguliers ou très espacés ;
- Une hyperandrogénie, c'est-à-dire un excès d'androgènes pouvant être observé dans les analyses sanguines ou se manifester cliniquement par une pilosité excessive, de l'acné ou une perte de cheveux ;
- Une morphologie ovarienne polykystique, observée à l'échographie ou, selon les recommandations et les situations, évaluée par d'autres critères.
Il n'est donc pas nécessaire d'avoir des kystes aux ovaires pour avoir un SOPK.
Le SOPK ne se résume donc ni à des règles irrégulières, ni à des problèmes de fertilité, ni à une question de poids. C'est un syndrome complexe dont les manifestations hormonales et métaboliques peuvent varier considérablement d'une femme à l'autre.
Existe-t-il différents profils de SOPK ou de SMOP ?
Le SOPK ne se manifeste pas de la même manière chez toutes les femmes. Les critères de Rotterdam permettent déjà d'identifier différents phénotypes en fonction de l'association entre troubles de l'ovulation, hyperandrogénie et morphologie ovarienne.
Dans notre podcast Healthwise consacré au SOPK/SMOP, les expertes vont plus loin en évoquant quatre profils de terrain qui peuvent aider à comprendre cette diversité : le profil métabolique, post-pilule, surrénalien et inflammatoire.
| Profil évoqué | Ce qui peut prédominer | Manifestations évoquées |
|---|---|---|
| Dominante métabolique | Résistance à l'insuline et hyperinsulinémie | Perturbations métaboliques, prise de poids pouvant être associée, difficultés autour de la sensibilité à l'insuline |
| Post-pilule | Réapparition ou accentuation de l'hyperandrogénie après l'arrêt d'une contraception orale | Acné, pilosité excessive, perte de cheveux, cycles irréguliers pouvant apparaître ou s'accentuer après l'arrêt de la pilule |
| Dominante surrénalienne | Contribution des hormones produites par les glandes surrénales | Profil évoqué notamment en lien avec le stress et la production d'androgènes surrénaliens |
| Dominante inflammatoire | Dimension inflammatoire | Troubles digestifs et contexte inflammatoire évoqués comme pouvant participer au tableau chez certaines femmes |
À noter
Ces quatre profils ne constituent pas une classification médicale officielle en quatre types de SOPK. Ils permettent plutôt de décrire les mécanismes ou manifestations qui peuvent prédominer chez une femme. Plusieurs profils peuvent également se chevaucher.
SOPK et résistance à l'insuline : quel lien ?
La dimension métabolique est l'une des raisons pour lesquelles le nouveau nom du syndrome met davantage l'accent sur cet aspect.
Une partie des femmes présentant un SOPK présente une résistance à l'insuline, c'est-à-dire une diminution de la réponse des cellules à l'action de l'insuline. Cette particularité peut s'accompagner de perturbations de la glycémie et du métabolisme.
Cela ne signifie toutefois pas que toutes les femmes ayant un SOPK ont une résistance à l'insuline, ni que le syndrome peut être résumé à cette seule problématique.
Le lien entre métabolisme, hormones et ovulation est complexe et fait encore l'objet de nombreuses recherches. Néanmoins, c'est une information importante à connaître lorsqu'on suspecte un SOPK ou que l'on cherche à être accompagnée, car le syndrome peut également s'accompagner de complications métaboliques qu'il est important de surveiller.
SOPK et microbiote intestinal : que sait-on ?
Le lien entre SOPK, microbiote intestinal et métabolisme fait aujourd'hui l'objet d'un intérêt scientifique croissant.
Des travaux ont notamment observé des différences dans la composition du microbiote intestinal chez les femmes présentant un SOPK (Yang 2024). Le lien entre ces modifications, l'inflammation, le métabolisme et les hormones est toutefois complexe et ne permet pas de conclure que tout commence dans l'intestin.
Dans notre épisode du podcast Healthwise consacré au SOPK/SMOP, Pauline Ansquer, Lucrezia Bordi et Célia Beddiaf reviennent justement sur cette question et sur la place de la santé digestive dans une approche globale du syndrome. Un épisode à écouter sans modération et à retrouver ici.
Quelle alimentation adopter en cas de SOPK ?
En nutrition, il n'existe pas de régime universel pour le SOPK ou le SMOP. L'objectif est plutôt de construire une alimentation équilibrée, suffisamment nourrissante et adaptée aux besoins individuels.
Dans le podcast Healthwise, les expertes insistent notamment sur l'intérêt d'une alimentation riche en micronutriments, avec :
- des sources de protéines ;
- des glucides de qualité et riches en fibres ;
- des fruits et légumes variés ;
- des sources d'acides gras insaturés, notamment les oméga-3 ;
- une alimentation suffisamment diversifiée.
L'idée n'est pas de supprimer systématiquement les glucides ou de suivre un régime extrêmement restrictif. Une alimentation équilibrée que l'on peut tenir sur la durée est généralement plus intéressante qu'une succession de restrictions difficiles à maintenir.
Retrouvez ci-dessous plus d'informations sur la consommation des protéines chez les femmes.
Activité physique et SOPK : quelle place ?
L'activité physique constitue un élément important de l'hygiène de vie dans le contexte du SOPK ou du SMOP. Ses effets ne se limitent pas à la dépense énergétique : elle participe notamment au bon fonctionnement métabolique et peut avoir une influence sur certains paramètres hormonaux.
Chez les femmes présentant un SOPK ou un SMOP, l'activité physique est notamment étudiée pour ses effets sur la sensibilité à l'insuline, le métabolisme et les paramètres liés aux androgènes. Dans une étude récente (Nasiri 2025), le groupe d'entraînement a présenté des baisses significatives des taux d'insuline, de l'indice HOMA-IR, de la testostérone totale, de l'indice d'androgènes libres, du cholestérol total, du LDL et de l'AMH par rapport au groupe témoin, sans que le groupe témoin ne présente de changements significatifs.
L'activité physique peut ainsi faire partie intégrante d'une prise en charge globale du syndrome, indépendamment d'une éventuelle perte de poids. Elle peut associer différentes formes de mouvement :
- renforcement musculaire ;
- activité cardiovasculaire ;
- marche ;
- activités d'endurance ;
- mobilité et mouvements du quotidien.
L'objectif n'est pas nécessairement de faire 10 000 pas par jour ou de pratiquer une activité intensive. La régularité, la progressivité et l'adaptation aux capacités de chacune sont essentielles. L'activité physique s'intègre donc dans une approche plus globale, aux côtés d'une alimentation équilibrée, d'un sommeil suffisant et d'une bonne gestion du stress.
SOPK et stress : pourquoi ne pas négliger le système nerveux ?
Le stress chronique est souvent évoqué dans les discussions autour du SOPK et du SMOP.
Le lien entre le SOPK, le stress et la santé psychologique semble être complexe et potentiellement bidirectionnel. Une étude menée par Damone et al. (2018) auprès de plus de 8 600 femmes a notamment montré que les femmes déclarant un SOPK présentaient des niveaux de stress perçu plus élevés que les femmes témoins. Le stress semblait également jouer un rôle de médiateur dans l'association entre le SOPK et les symptômes de dépression et d'anxiété.
Ces résultats soulignent l'importance de ne pas négliger le stress et la santé psychologique dans l'accompagnement du SOPK, au même titre que les dimensions hormonales et métaboliques. En effet, le stress, le sommeil, l'activité physique, l'alimentation et le contexte psychologique peuvent interagir avec la santé métabolique et hormonale.
Il peut donc être intéressant d'intégrer des stratégies adaptées à chacune pour favoriser la régulation du système nerveux, comme la respiration, la cohérence cardiaque, le mouvement, l'activité physique ou encore une attention particulière portée à la qualité du sommeil.
SOPK/SMOP : quelle place pour la micronutrition ?
La micronutrition peut être envisagée comme une approche complémentaire, et non comme une alternative automatique au suivi médical. Elle consiste notamment à s'intéresser aux apports en vitamines, minéraux, acides gras et autres composés bioactifs en fonction des besoins de chaque personne.
Dans le podcast Healthwise, les expertes formées en micronutrition et naturopathie abordent plusieurs actifs et discutent de certaines substances qui peuvent être intéressantes à intégrer. L'intérêt de cette approche est justement de ne pas considérer un complément comme une solution isolée.
Quels compléments alimentaires pour le SOPK ?
Un complément alimentaire ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement médical, ni une alimentation équilibrée. Et tous les actifs étudiés dans le contexte du SOPK n'ont pas le même niveau de preuves. Parmi les substances les plus documentées et recommandées, on peut notamment citer l'inositol, la berbérine, la vitamine D et le zinc.
L'inositol
L'inositol, et notamment le myo-inositol, est l'un des actifs les plus étudiés dans le contexte du SOPK ou du SMOP. Anciennement classé dans les vitamines B, le rôle du myo-inositol dans le SOPK montre des données solides concernant l'amélioration de la résistance à l'insuline et des paramètres liés au cycle menstruel et à l'ovulation (Fitz V. et al 2024), tandis que les résultats relatifs aux techniques de procréation médicalement assistée (PMA), à la grossesse et aux naissances restent encore en cours de recherches.
Chez Sunday Natural, vous pouvez retrouver différentes formes d'inositol, dont le myo-inositol et une association myo-inositol + D-chiro-inositol.
La berbérine
Les essais cliniques et les revues de la littérature soutiennent de manière cohérente son efficacité pour améliorer la résistance à l'insuline et les marqueurs lipidiques (Li M. et al. 2018). D'autres études à un stade précoce rapportent des résultats prometteurs sur l'équilibre de la flore intestinale.
Cependant, la berbérine n'est pas un actif anodin. Elle peut notamment interagir avec certains médicaments et influencer le métabolisme du glucose. Une supplémentation en berbérine doit donc être envisagée avec prudence et, en particulier en cas de traitement ou de problème de santé, avec l'avis d'un professionnel de santé, de préférence spécialiste du SOPK.
Vitamine D et zinc
Dans le cadre du SOPK/SMOP, les carences en vitamine D et en zinc, fréquentes chez les femmes touchées, agissent comme des marqueurs de risque métabolique liés à l'obésité ou à l'insulino-résistance. Mais une supplémentation n'est pas automatiquement nécessaire. Avant de supplémenter, un bilan biologique peut être pertinent afin d'adapter les apports à la situation individuelle.
Magnésium, vitamines B, saw palmetto, coenzyme Q10
Les expertes mentionnent également d'autres substances intéressantes :
- Le magnésium : indispensable, à condition de choisir une forme bien assimilable par l'organisme.
- Les vitamines B : très souvent recommandées, en privilégiant les formes méthylées pour une meilleure absorption.
- La coenzyme Q10 : un pilier de la santé mitochondriale, très judicieux en cas d'hypercholestérolémie.
- Saw palmetto (palmier nain) : il a fait ses preuves en cas d'hyperandrogénie mais à utiliser avec grande attention pour éviter un déséquilibre.
Retrouvez ce qu'en pensent nos expertes dans cette vidéo :
Les 4 choses à retenir sur le SOPK/SMOP
1. Le SOPK est plus qu'un problème ovarien.
Le nouveau nom SMOP cherche justement à mieux refléter ses dimensions métaboliques et endocriniennes.
2. Les symptômes sont très variables.
Cycles irréguliers, hyperandrogénie, acné, pilosité, perte de cheveux ou difficultés à concevoir peuvent être présents, mais toutes les femmes ne présentent pas les mêmes manifestations.
3. L'alimentation et l'activité physique font partie de la prise en charge globale.
L'objectif est surtout de construire une alimentation équilibrée et durable ainsi que des routines qui vous veulent du bien.
4. Certains micronutriments sont étudiés, mais aucun complément ne constitue à lui seul un traitement du SOPK.
Il existe des actifs bien étudiés mais il est important de comprendre son type de SOPK et de bien se faire accompagner pour pouvoir répondre précisément à ses besoins.
Pour aller plus loin
Vous souhaitez comprendre le SOPK/SMOP au-delà des informations que l'on trouve sur les réseaux sociaux ? Dans l'épisode Healthwise, Noémie Jobard reçoit 3 expertes, Pauline Ansquer, Lucrezia Bordi et Célia Beddiaf, pour parler de diagnostic, alimentation, micronutrition, digestion, stress, activité physique et fertilité. L'épisode aborde également plusieurs actifs étudiés dans le contexte du SOPK et distingue les pistes intéressantes des promesses trop marketing.
Les besoins nutritionnels des femmes évoluent à chaque étape de la vie. Chez Sunday Natural, nous formulons des compléments alimentaires pour accompagner les besoins liés au cycle menstruel, à l'équilibre hormonal, à la fertilité, à la grossesse et à l'allaitement, mais aussi à la périménopause et à la ménopause. Découvrez également nos solutions pour la libido et le confort intime, pensées pour prendre soin de votre santé féminine au quotidien.
Découvrir la santé féminineLes questions fréquentes sur le SOPK
Ici, les réponses aux questions les plus courantes sur le SOPK et le SMOP.
C'est quoi le SOPK ?
Le trouble hormonal le plus fréquent chez les femmes en âge de procréer, aux dimensions à la fois hormonale et métabolique. Il concerne environ 1 femme sur 10 en France et reste la première cause d'infertilité d'origine ovulatoire chez la femme jeune.
Pourquoi le SOPK a-t-il changé de nom ?
Le nouveau nom, SMOP, met en avant les dimensions métaboliques et endocriniennes du syndrome, pour ne plus le réduire à une problématique exclusivement ovarienne. SOPK et SMOP désignent le même syndrome.
Quels sont les symptômes du SOPK ?
Cycles irréguliers, ovulation irrégulière ou absente, hyperandrogénie (pilosité excessive, acné, perte de cheveux) et parfois des difficultés à concevoir. Les manifestations varient beaucoup d'une femme à l'autre.
Comment le SOPK est-il diagnostiqué ?
Chez l'adulte, via les critères de Rotterdam : le diagnostic est posé lorsqu'au moins 2 des 3 critères sont réunis (trouble de l'ovulation, hyperandrogénie, morphologie ovarienne polykystique), après avoir exclu d'autres causes.
Existe-t-il différents profils de SOPK ou de SMOP ?
Les critères de Rotterdam identifient différents phénotypes. Le podcast Healthwise évoque aussi quatre profils de terrain (métabolique, post-pilule, surrénalien, inflammatoire), qui ne constituent pas une classification médicale officielle mais peuvent se chevaucher.
Le SOPK est-il lié à la résistance à l'insuline ?
Une partie des femmes concernées présente une résistance à l'insuline, mais pas toutes. C'est l'une des raisons pour lesquelles la nouvelle dénomination insiste sur la dimension métabolique.
Quel est le lien entre SOPK et microbiote intestinal ?
Des travaux observent des différences dans la composition du microbiote intestinal chez les femmes présentant un SOPK. Le lien avec l'inflammation, le métabolisme et les hormones reste toutefois complexe et continue de faire l'objet de recherches.
Que manger en cas de SOPK ?
Il n'existe pas de régime universel. L'objectif est une alimentation équilibrée et durable, riche en micronutriments, associant protéines, glucides de qualité riches en fibres, fruits et légumes variés et sources d'oméga-3.
Est-ce que faire du sport est bon pour le SOPK ?
Elle participe au bon fonctionnement métabolique et peut influencer certains paramètres hormonaux, indépendamment d'une éventuelle perte de poids. La régularité et la progressivité comptent davantage que l'intensité de la pratique.
Est-ce que le stress joue un rôle sur le SOPK ?
Le lien entre SOPK, stress et santé psychologique est complexe et potentiellement bidirectionnel. Le stress, le sommeil, l'activité physique et l'alimentation peuvent tous interagir avec la santé métabolique et hormonale.
SOPK/SMOP : quelle place pour la micronutrition ?
Une approche complémentaire, non une alternative au suivi médical. Elle s'intéresse aux apports en vitamines, minéraux et acides gras selon les besoins de chaque personne, sans jamais considérer un complément comme une solution isolée.
Quels sont les compléments alimentaires essentiels pour le SOPK ?
Parmi les substances les plus documentées : l'inositol, la berbérine, la vitamine D et le zinc. Un complément ne remplace toutefois ni un diagnostic ni un traitement médical.
Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Il ne constitue ni un diagnostic ni une recommandation de traitement. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. En cas de doute, de symptômes, de grossesse, d'allaitement ou de traitement médical, demandez conseil à un professionnel de santé.
Sources scientifiques
- Yang, Y., Cheng, J., Liu, C., et al. (2024). Gut microbiota in women with polycystic ovary syndrome: an individual based analysis of publicly available data.
- Teede, H. et al. (2023). International Evidence-based Guideline for the Assessment and Management of Polycystic Ovary Syndrome.
- Nasiri, M., Monazzami, A., Alavimilani, S., & Asemi, Z. (2025). Modulation of hormonal, metabolic, inflammatory and oxidative stress biomarkers in women with polycystic ovary syndrome following combined training. BMC Endocrine Disorders, 25.
- Fitz, V. et al. (2024). Inositol for Polycystic Ovary Syndrome: A Systematic Review and Meta-analysis to Inform the 2023 Update of the International Evidence-based PCOS Guidelines.
- Damone, A., Joham, A., Loxton, D., et al. (2018). Depression, anxiety and perceived stress in women with and without PCOS: a community-based study. Psychological Medicine, 49, 1510–1520.
- Greff, D. et al. (2023). Inositol is an effective and safe treatment in polycystic ovary syndrome.
- Li, M. et al. (2018). The Effect of Berberine on Polycystic Ovary Syndrome Patients with Insulin Resistance.
Noémie Jobard
Responsable de la stratégie de contenus, Sunday Natural France
Responsable de la stratégie de contenus chez Sunday Natural et animatrice du podcast Healthwise. Spécialisée dans la vulgarisation des thématiques liées à la santé, à la nutrition et au bien-être, elle participe également à des événements et conférences où elle représente Sunday Natural et partage les dernières avancées en matière de santé naturelle.