La CoQ10 existe sous deux formes dans le corps, un peu comme une pile qui peut être chargée ou déchargée. L'ubiquinone, c'est la pile déchargée, il faut d'abord la recharger (la convertir) avant de pouvoir s'en servir. L'ubiquinol, c'est la version déjà chargée, prête à l'emploi dès son arrivée dans les cellules.
Dans le sang d'un adulte en bonne santé, c'est cette forme chargée qui domine très largement, environ 90 à 95% du total. C'est la forme que le corps privilégie en circulation, et celle qu'on retrouve le plus dans les membranes des cellules. Même quand on avale de l'ubiquinone, l'organisme la retrouve majoritairement sous forme d'ubiquinol dans le sang, preuve que c'est bien cette forme là que le corps cherche à maintenir.
Des chercheurs ont comparé les deux formes chez des adultes en bonne santé, en leur donnant 200 mg par jour pendant quatre semaines. Résultat, le taux de CoQ10 dans le sang a été multiplié par près de 5 avec l'ubiquinol, contre un peu moins de 3 avec l'ubiquinone, à dose identique. Une différence qui s'explique par l'étape de conversion en moins.
Cette capacité de conversion (transformer l'ubiquinone en ubiquinol) n'est pas figée. Elle repose sur une réaction enzymatique qui peut se réduire avec l'âge, ou être ralentie par certains traitements comme les statines, qui agissent justement sur une enzyme de la même voie de fabrication. Choisir directement la forme ubiquinol, c'est s'affranchir de cette étape intermédiaire, quelle que soit la capacité de conversion de départ.
Autre point à connaître, la CoQ10 est une molécule liposoluble, elle a besoin d'un corps gras pour être absorbée au niveau intestinal, un peu comme les vitamines A, D, E et K. C'est pourquoi cette matière première est généralement conditionnée dans une huile plutôt qu'en poudre sèche. Notre formule utilise l'ubiquinol Kaneka Ubiquinol®, dissous dans une huile MCT de noix de coco, en cohérence avec cette nature lipidique.