Publié le 19 août 2026, mis à jour le 30 septembre 2026

Perte de cheveux chez la femme : comment reconnaître une chute saisonnière et y répondre ?

Perte de cheveux chez la femme

Vous constatez une perte de cheveux plus marquée ces derniers temps ? La saison y est très probablement pour quelque chose. À l'automne, et dans une moindre mesure au printemps, il est fréquent d'observer une chute plus importante.

Une étude menée auprès de plus de 800 femmes a d'ailleurs mis en lumière ce rythme : durant l'été, une proportion plus élevée de cheveux entre en phase de repos [4]. Ces cheveux finissent par tomber, ce qui explique probablement la chute plus visible à l'automne.

Au quotidien, perdre entre 50 et 100 cheveux est tout à fait normal. Ce renouvellement naturel du cuir chevelu passe d’ailleurs la plupart du temps inaperçu.

Ce qui interroge, c'est lorsque la chute s'accentue : après une période de stress, un régime restrictif, un changement hormonal, ou sans raison apparente. Le cheveu paraît alors plus fin, la densité diminue, et une question s'impose : que faire ?

La nutrition constitue une partie de la réponse, sans être la seule. Le cheveu est un tissu vivant, extrêmement gourmand en nutriments. Comprendre son cycle de vie et identifier ses besoins réels permet d'agir de manière holistique, loin des promesses miracles.

Le cycle capillaire : comment les cheveux poussent-ils ?

Chaque cheveu suit un cycle biologique précis structuré en trois phases distinctes. La phase de croissance, dite anagène, dure généralement entre deux et sept ans selon la génétique individuelle ; elle concerne la grande majorité de la chevelure à un instant donné.

Succède ensuite la phase catagène (une courte période de transition de quelques semaines), puis la phase télogène (phase de repos d'environ trois mois), au terme de laquelle le cheveu mort est expulsé pour laisser place à un nouveau cheveu.

À tout moment, environ 85 à 90 % de vos cheveux sont en phase anagène et 10 à 15 % en phase télogène [1]. C'est pourquoi une perte de cheveux au quotidien reste modérée et physiologique : elle reflète simplement le renouvellement naturel des brins arrivés en fin de cycle.

Pourquoi la chute s'accentue-t-elle parfois ?

Plusieurs facteurs internes ou environnementaux peuvent perturber la dynamique du cycle capillaire et précipiter simultanément une grande quantité de cheveux en phase de repos.

Ces chutes réactionnelles (ou effluvium télogène) sont déclenchées notamment par :

  • Les changements de saison, tout particulièrement à l'automne ;
  • Une période de stress intense, de fatigue, de surmenage ou un choc physique ;
  • Des fluctuations hormonales importantes, comme après un accouchement ou durant la périménopause ;
  • Une alimentation déséquilibrée, un régime drastique ou un déficit nutritionnel (notamment en fer ou en zinc [1] [2]).

L’effluvium télogène en quatre étapes

L’effluvium télogène en quatre étapes Après un événement déclencheur, des cheveux passent en phase de repos. Le pic de chute survient deux à trois mois plus tard, puis la croissance reprend. La courbe est schématique et ne représente pas des mesures. Intensité de la chute Événement déclencheur Pic de chute Temps
Avant La majorité des cheveux est en phase anagène, la phase de croissance.
Déclencheur Davantage de cheveux basculent en phase télogène, la phase de repos.
2 à 3 mois après Les cheveux en phase télogène se détachent : la chute devient visible.
Repousse Retour en phase anagène et reprise de la croissance.
Schéma simplifié. La phase catagène, courte transition entre croissance et repos, n’est pas représentée. Source : Société française de dermatologie (Dermato-INFO). Faites glisser le graphique horizontalement pour lire les détails.

Le plus souvent passagers, ces épisodes se résorbent spontanément au fil des mois. Lorsque la perte de cheveux chez la femme persiste au-delà de trois mois ou modifie la ligne de raie, une cause médicale ou androgénétique (alopécie) peut être en cause et nécessite l'avis d'un(e) professionnel(le) de santé. La micronutrition vient alors en accompagnement, sans se substituer au bilan clinique.

Pourquoi perd-on plus de cheveux en automne ?

La chute de cheveux chez la femme s'intensifie à l'automne en raison du rythme biologique annuel (dit circannuel [7]) de l'organisme. En analysant les trichogrammes de leurs patientes, des chercheurs ont mis en évidence que la proportion de cheveux en phase de repos (phase télogène) varie au fil des saisons, atteignant un pic maximal en été [4].

Compte tenu du délai biologique de 2 à 3 mois (soit 8 à 12 semaines) nécessaire pour qu'un cheveu au repos se détache complètement du cuir chevelu, ce pic estival devient particulièrement visible au début de l'automne (septembre et octobre). La Société française de dermatologie (SFD) confirme cette saisonnalité marquée [5].

Le cycle pilaire au fil des saisons

Le cycle pilaire au fil des saisons
Saison Mécanisme observé [4] Manifestation visible au quotidien
Été Pic d'entrée en phase télogène : Une proportion maximale de cheveux arrête sa croissance et passe en phase de repos. Pas de changement immédiat : les cheveux restent ancrés sur la tête pendant 2 à 3 mois.
Automne Phase d'expulsion : Les cheveux entrés en repos durant l'été arrivent au terme de leur cycle et se détachent du follicule. Chute la plus marquée de l'année : Augmentation temporaire mais très visible sur la brosse ou sous la douche.
Hiver Phase de stabilisation : La proportion de cheveux en croissance (anagène) remonte progressivement. La chute ralentit et le renouvellement s'équilibre.
Printemps Second pic télogène (modéré) : Une légère hausse d'entrée en repos est observée. Une hausse très modérée de la chute est possible quelques semaines plus tard.

Si le mécanisme biologique exact fait encore l'objet de recherches, la variation de la luminosité naturelle (photopériode) au fil des saisons reste l'hypothèse principale [7]. Il convient toutefois de nuancer : ces observations traduisent une tendance biologique générale et non une règle systématique. La sensibilité aux changements de saison varie d'une femme à l'autre, d'autant que l'étude de référence (Kunz et al., 2009) portait sur un nombre de patientes qui consultaient déjà pour une perte de cheveux.

Chute de cheveux au fil des saisons

Chute saisonnière ou alopécie : comment faire la différence ?

Une chute saisonnière se reconnaît de plusieurs manières : la perte reste modérée, elle touche toute la chevelure plutôt qu'une zone précise, elle revient avec les saisons et n’a pas d’impact sur la densité globale de la chevelure.

Demandez un avis médical dans les cas suivants :

  • Apparition de zones totalement dégarnies, d'une raie centrale qui s'élargit nettement ou d'un cuir chevelu douloureux/irrité ;
  • Chute massive survenant brutalement 2 à 3 mois [5] après une pathologie aiguë, un accouchement ou un traumatisme ;
  • Perte supérieure à 100 cheveux par jour se prolongeant au-delà de 4 à 6 semaines.

Quels réflexes adopter au quotidien ?

Le plus souvent, rien de particulier : la chute saisonnière se régule naturellement au fil du cycle. Quelques bons gestes permettent d'accompagner le cuir chevelu pendant cette transition :

  • Continuez à laver vos cheveux normalement : Laver ses cheveux ne précipite pas leur chute ; les cheveux qui tombent sous la douche étaient déjà détachés de leur bulbe.
  • Ménagez la fibre de votre cheveu : Limitez l'usage d’appareils chauffants et évitez les coiffures trop serrées.
  • Veillez à vos apports nutritionnels : Le zinc, le sélénium et la biotine contribuent au maintien de cheveux normaux (voir plus bas).
Routine de soin des cheveux

Quels micronutriments pour des cheveux normaux ?

Le cheveu est fait de kératine

La structure même du cheveu est constituée à plus de 85 % de kératine, une protéine fibreuse dont la cohésion repose sur des liaisons disulfures. La synthèse de cette protéine dépend directement de la disponibilité en acides aminés soufrés, notamment la cystéine et la méthionine.

Une alimentation adaptée en acides aminés est donc primordiale. Dans notre Complexe Racines Cheveux, ces éléments sont apportés sous forme libre directement assimilable : la L-cystéine, la L-cystine et la L-méthionine. La L-tyrosine, également présente dans notre formule, intervient comme précurseur de la mélanine, responsable de la pigmentation naturelle de la fibre.

Des nutriments participant au maintien de cheveux normaux

Trois micronutriments participent au maintien de cheveux normaux : le zinc, le sélénium et la biotine [3] . Ils s'associent idéalement aux vitamines B, à la vitamine C et au fer, essentiels au bon fonctionnement du métabolisme énergétique et au transport de l'oxygène dans l’organisme.

Nutriments et allégations de santé EFSA
Nutriment Allégation de santé (EFSA)
Zinc Contribue au maintien de cheveux normaux
Sélénium Contribue au maintien de cheveux normaux
Biotine Contribue au maintien de cheveux normaux
Vitamine C Contribue à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale de la peau et à la protection contre le stress oxydatif
Vitamines B Contribuent à un métabolisme énergétique normal et à réduire la fatigue
Fer Contribue au transport normal de l'oxygène et à réduire la fatigue
Alimentation et nutriments pour les cheveux

Quels extraits de plantes choisir pour accompagner le cuir chevelu ?

Outre des vitamines et des minéraux, notre formule intègre des extraits de plantes utilisés de manière traditionnelle pour leur richesse en polyphénols, flavonoïdes et composés antioxydants :

  • L'Amla (Emblica officinalis) : un fruit issu de la tradition ayurvédique, traditionnellement associé à la vitalité des cheveux et riche en antioxydants ;
  • Le millet doré : une plante céréalière traditionnellement associée aux routines capillaires ;
  • La bardane : elle est traditionnellement employée pour le cuir chevelu ;
  • Le reishi (Ganoderma lucidum) : champignon adaptogène, il occupe une place centrale dans la tradition asiatique ;
  • L'eau de coco et l'algue Ecklonia cava : des sources naturelles de minéraux et de nutriments protecteurs.

Ces extraits de plantes s'inscrivent en complément d'un mode de vie équilibré et ne remplacent pas les nutriments fondamentaux à la santé capillaire.

Pourquoi privilégier une formule complète ?

Le développement de la fibre capillaire repose sur une cascade biologique complexe : la structure a besoin d'acides aminés, le maintien exige des minéraux spécifiques et la division cellulaire au niveau du bulbe requiert un spectre complet de vitamines métaboliques.

Pour répondre à la complexité de la fibre capillaire, le Complexe Racines Cheveux associe plus de 30 actifs synergiques : les micronutriments clés contribuant au maintien de cheveux normaux, les acides aminés soufrés constitutifs de la kératine, un spectre complet de vitamines B, des vitamines C et D3, du fer et des extraits de plantes d’exception. Une synergie complète qui accompagne le cheveu dans sa totalité.

Quelle cure choisir ?

La posologie recommandée est de 3 gélules par jour, ce qui correspond à 40 jours de cure par flacon. Les gélules se prennent avec un grand verre d'eau, au cours d'un repas.

Le cheveu pousse lentement, de l'ordre d'un centimètre par mois. Une cure de fond, menée avec régularité sur plusieurs semaines, a donc plus de sens qu'une prise ponctuelle. C'est la constance qui compte.

Questions fréquentes

Pourquoi perd-on plus de cheveux à l'automne ?

Le cycle du cheveu suit un rythme saisonnier : des chercheurs ont observé davantage de cheveux en phase de repos pendant l'été. Ces cheveux finissent par tomber, ce qui explique probablement la hausse souvent remarquée à l'automne. C'est un phénomène fréquent, généralement passager.

Combien de temps dure la chute automnale ?

Aucune durée précise n'est établie. Elle se résorbe d'elle-même à mesure que le cycle s'équilibre. Si la perte persiste au-delà de 6 semaines ou s'accompagne de plaques, consultez votre médecin.

Quels sont les nutriments reconnus pour la santé du cheveu ?

Seuls le zinc, le sélénium et la biotine bénéficient de l'allégation officielle de santé pour le maintien de cheveux normaux [3]. Les acides aminés soufrés de la kératine, les vitamines B, la vitamine C et le fer accompagnent quant à eux le métabolisme global.

Un complément alimentaire suffit-il en cas de chute de cheveux ?

Non. La micronutrition soutient le cheveu de l'intérieur, mais une chute importante ou persistante peut avoir une origine hormonale ou médicale qui requiert alors un diagnostic professionnel.

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Une chute de cheveux importante, brutale ou persistante peut avoir une cause médicale (hormonale, carentielle, thyroïdienne ou autre) et requiert l'avis d'un(e) professionnel(le) de santé. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain.

Sources

  1. Almohanna, H.M., Ahmed, A.A., Tsatalis, J.P. et al. The Role of Vitamins and Minerals in Hair Loss: A Review. Dermatol Ther (Heidelb) 9, 51–70 (2019). https://doi.org/10.1007/s13555-018-0278-6
  2. Guo E. L., Katta R. Diet and hair loss: effects of nutrient deficiency and supplement use. Dermatology Practical & Conceptual, 7(1), 1–10 (2017). https://doi.org/10.5826/dpc.0701a01
  3. Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32012R0432
  4. Kunz M., Seifert B., Trüeb R. M. (2009). Seasonality of hair shedding in healthy women complaining of hair loss. Dermatology, 219(2), 105–110 : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19407435/
  5. Société française de dermatologie, Dermato-INFO, « Tout savoir sur l'alopécie » : https://dermato-info.fr/tout-savoir-sur-lalopecie
  6. ANSM (2023). Interférence de la biotine avec les analyses de laboratoire de la fonction thyroïdienne. https://ansm.sante.fr/informations-de-securite/interference-de-la-biotine-avec-les-analyses-de-laboratoire-de-la-fonction-thyroidienne
  7. Randall V. A., Ebling F. J. G. (1991). Seasonal changes in human hair growth. British Journal of Dermatology, 124(2), 146–151 : https://doi.org/10.1111/j.1365-2133.1991.tb00423.x